Université Paris-Est-Créteil

Notice biographique de B.H. Nicot



Brève notice biographique téléchargeable au format Microsoft Word® :


Bernard Henri Nicot (né en 1948) est ingénieur et chercheur au SIRIUS, un service de l'Institut d'Urbanisme de Paris (Université Paris-Est-Créteil). Il a une formation initiale d'architecte (diplôme d'architecte DPLG en 1981), mais s'est rapidement tourné ensuite vers l'économie régionale et urbaine, et l'économie des transports (doctorat de troisième cycle en 1984 avec une thèse sur la politique des transports urbains en Inde).

Au cours des vingt-cinq dernières années, B.H. Nicot a mené, de front ou en alternance, une carrière principale de chercheur-consultant intégré à un laboratoire de recherche universitaire (L'OEIL), et une activité annexe d'enseignement à l'université Paris-XII. Il n'a quitté l'OEIL (institutionnellement) qu'en 1995 pour s'occuper d'un nouveau service informatique – SIRIUS (Service Informatique de Recherche Interdisciplinaire, Urbaine et Spatiale) – qu'il a (avec le Pr Laurent Davezies et l'OEIL) créé à l'Université Paris-XII et qui fournit une assistance à la recherche spatiale grâce à l'apport de compétences et de moyens en matière de cartographie et de traitement de données.

Lorsque, en 1980, il a commencé à faire de la recherche universitaire, c'est dans le domaine de l'environnement que B.H. Nicot a d'abord travaillé. Sa contribution s'intégrait dans la partie française d'une étude européenne sur la mise en œuvre de la politique de lutte contre la pollution par le dioxyde de soufre. C'est dans ces circonstances qu'il a commencé à travailler avec l'équipe du Pr. Rémy Prud'homme (qui allait devenir l'OEIL), équipe à laquelle il a été intégré pendant les quinze années suivantes. L'environnement a, pendant plusieurs années, été moins directement présent dans ses activités, encore que son appartenance à l'OEIL l'a amené à suivre les nombreuses études conduites dans ce domaine par l'OEIL – notamment par Corinne Larrue –, mais il a pris de nouveau une place notable dans ses activités, en 1994-95, grâce à une étude sur la manière dont les grandes métropoles mondiales prennent en compte le souci du développement durable : B.H. Nicot a réalisé les études de cas sur Tokyo, New York et Singapour, et dirigé les études réalisées par d'autres chercheurs de l'OEIL sur les cas de Londres, Milan, Madrid, Séoul et Los Angeles.

A partir de 1981, ce sont les transports qui sont devenus le principal domaine d'activité de B.H. Nicot. D'abord les transports urbains dans les pays en développement : en Inde (ce thème a été le sujet de sa thèse et a donné lieu à la publication d'un livre ), puis au Maroc (pour le ministère de l'Intérieur de ce pays, dans le cadre de l'étude du Schéma directeur de Casablanca), au Zaïre (devenu depuis la république démocratique du Congo), en Chine (à Shanghaï), au Kenya (dans ces trois derniers pays, pour le compte de la Banque Mondiale). Mais il a aussi abordé d'autres secteurs des transports : les transports interurbains de personnes dans le département des Côtes du Nord, devenu depuis les Côtes-d'Armor (pour le Conseil général), et les transports interurbains de marchandises (dans le cadre d'une étude sur la région urbaine de Lyon pour la région Rhône-Alpes).

C'est aussi à l'occasion de l'étude du schéma directeur de Casablanca que B.H. Nicot a commencé, en 1984, à travailler sur les questions d'aménagement du territoire et de finances publiques. Il a abordé ce thème par le biais de l'analyse des transferts induits par le budget de l'État marocain entre Casablanca et le reste du territoire national. La méthode appliquée était celle qui avait été mise au point par l'OEIL (Laurent Davezies, Corinne Larrue et Rémy Prud'homme) pour le cas de la France. Il a par la suite travaillé à l'appliquer au cas de la Côte-d'Ivoire (pour la Banque Mondiale et Habitat) et à celui de la Thaïlande (pour la Banque Mondiale). Les finances des collectivités locales du Maroc ont été plus particulièrement analysées d'abord dans le cadre de l'étude du schéma directeur de Casablanca, puis pour la révision de celui d'Agadir. Une étude sur les finances des collectivités locales au Zaïre (réalisée avec L. Davezies et R. Prud'homme pour la Banque Mondiale) a été l'occasion d'un intéressant travail de terrain. B.H. Nicot a aussi traité de l'aménagement du territoire d'une manière plus classique en faisant une analyse de la politique tunisienne de développement régional (pour la Banque Mondiale). Les travaux qu'il a faits sur les subventions de l'État aux collectivités locales relevaient autant des finances publiques que de l'aménagement du territoire : d'abord dans trois pays d'Afrique (pour la Banque Mondiale et Habitat), puis en France (pour la DATAR).

Enfin, un long travail pour l'étude du Schéma de Développement et d'Aménagement de la Région Sud (partie Nord) au Maroc (faisant suite à une contribution à la révision du schéma directeur d'Agadir) a naturellement été l'occasion d'une confrontation avec les problèmes concrets qui se posent dans ce domaine. Certains de ses travaux, portant sur la géographie de la richesse en France et la péri-urbanisation, font la liaison entre l'aménagement du territoire, les déplacements et l'environnement, et permettent de fermer la boucle.

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